Pourquoi le projet du soir s'arrête au quatrième jour (cas d'école imaginé)
Un projet du soir tient tant que l'élan des premiers jours porte le geste, puis il tombe au premier imprévu : un dîner qui traîne suffit.
Océane l'a vécu en trois soirs : lundi elle écrit le début de son guide, mardi aussi, mercredi deux lignes, jeudi l'ordinateur reste dans le sac. Elle en avait conclu qu'elle manquait de volonté. Sa carte lit autre chose : elle a choisi le seul moment de sa journée où rien ne l'appelle, à l'heure où elle a le moins envie de s'appeler elle-même, pendant que sa journée de travail contient déjà trois signaux que d'autres entretiennent pour elle.
Chaque signal a quelqu'un qui l'entretient : le bip de marche arrière appartient à la camionnette, le « on y va » à Norbert et à l'horaire, le bip du badge à l'entreprise qui compte les heures.
Le signal de 21 h n'a qu'une gardienne, elle-même : c'est le vrai coût d'un créneau inventé, tu deviens celui qui travaille et celui qui sonne la cloche.
Le chapitre continue avec la lecture de ta propre carte.
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